un billet dans la main

affublé d’un mystère,
qu’il prie plus qu’il n’enterre,
son heure est passée.
bien con mais pas assez
pour un jour l’oublier,
il ne sait que faire.
c’est au milieu du vent,
comme à mille lieues des gens,
qu’il vit maintenant.

un billet dans la main, sourd, la nuit il quémande un
manque de conscience en soi
pour le priver de peine
(avec ou sans voix)
comme un dé pas malin, lourd, le jour il fuit trop loin
il ne reviendra pas
avant qu’il ne comprenne
(le sens de ses pas)

dans cet immense rien
un foyer qui s’éteint
c’est un cri qui voit.
mais cette fumée qui va
toujours où on ne veut pas,
la science n’en dit rien

un billet dans la main, sourd, la nuit il quémande un
manque de conscience en soi
pour le priver de peine
(avec ou sans voix)
comme un dé pas malin, lourd, le jour il fuit trop loin
il ne reviendra pas
avant qu’il ne comprenne
(le sens de ses pas)
(il n’a pas le choix…)

espoir, es-tu là ?
et ton sourire si froid permet-il de faire taire
ce silence assigné depuis l’éternité ?
esprit, que crois-tu ?
que c’est le bruit qui tue ou que lui seul fait face
aux tourments avérés ta médiocrité ?

un billet dans la main, sourd, la nuit il quémande un
manque de conscience en soi
pour le priver de peine
(avec ou sans voix)
(il n’a pas le choix…)

en somme, nez à nez
avec ce vide inné
quelle est sa monnaie ?

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