comme si

si vaincre le monde pour toi n’existe pas, je choisirai de perdre
pour toujours ta terre restera un éclat de froid et de lumière
rejoins-moi, comme si tout s’accélère…
souffler un moment, comme si le vent
rapprochait les gens machinalement, mais seulement
de temps en temps
une larme, un instant, comme si l’élan
du cœur était touchant mais nous éloigne encore
et toujours autant
brûler d’impatience, même si pourtant
c’est le gel qui attend, et briser la glace
comme tout, ça s’apprend
plus près de toi, l’esprit du lac c’est l’air…
une telle immensité ne suffirait pas à abriter nos rêves
quitte à s’égarer ce sera dans les bras des âmes qui se taisent
si tu vois qu’on part tous à la guerre…
ralentit le temps, comme si avant
c’était mieux que maintenant
on ne vise pas les cibles en reculant
et la fleur aux dents, comme signe avant-
coureur du rayonnement
c’est le fusil qui baigne dans sa mare de sang
soufflons un moment
pour que le vent nous délaisse à présent…

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