prolétaire

comme ce mégot qui meurt au milieu d’une mer
à l’abri de tout heurt mais ne prenant plus l’air
nous sommes tous dans l’auberge, on ne s’y sent pas très bien
on s’accroche à la berge mais tombe dans le ravin
ne jurons de rien ni même de son contraire
le temps passe, l’homme trépasse, mais ils sont encore là
svastika plus de traces mais elle est encore là
et louise descend encore dans les rues de paris
on est encore moins mort mais on ne l’a pas suivi
ne jurons de rien ni même de son contraire
ne jurons de rien
et si tout est bien, le mieux c’est se taire
le destin n’est rien qu’un prolétaire
quand tu te fais violence, je ne vais pas en pleurer
le ton et les nuances, à toi de les donner
à quoi donc sert ta croix au-dessus de tes seins?
la couronne et la foi désertent les desseins
ne jurons de rien ni même de son contraire
même quand on ne ment pas, on cache quelquechose
j’ai besoin de toi, tu me caches quelquechose
on est jamais aimé bien comme il le faut
tout part en fumée, tout sauf les maux
ne jurons de rien ni même de son contraire
ne jurons de rien
et si tout est bien, le mieux c’est se taire
le destin n’est rien qu’un prolétaire
ne jurons de rien ni même de son contraire
nous ne jurerons de rien ni même de son contraire
yo tengo miedo...
ne jurons de rien ni même de son contraire
nous ne jurerons de rien...

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