Hannoun guitare, chant
Garenne guitare, chant
Saba basse, chant
Noël batterie

Location : Vaux-le-Penil (77)
Site officiel : aucun
E-mail: aucun



Albums :
Objet curieux dans un cabinet d'amateur (1998)


MP3 de l'album :
prolétaire [version album 4.5M] [paroles]
hi Mrs. J. [version album 1.6M] [paroles]
auréole [version album 2.9M] [paroles]
nightcrawling [version album 2.7M] [paroles]
the norm [version album 3.1M] [paroles]
élisa en asile [version album 1.6M] [paroles]
la niña [version album 1.2M] [paroles]
martin poor [version album 1.4M] [paroles]


MP3 inédits :
on my board [version lupin III 2.7M]
á l'abri des ombres [version lupin III 3.4M] [paroles]
la niña [version lupin III 2.4M] [paroles]
serial killer [version lupin III 3.1M] [paroles]
martin poor [version lupin III 1.6M] [paroles]
monasteries [version lupin III 2.6M] [paroles]
objet curieux dans un cabinet d'amateur [version lupin III 1.3M] [paroles]
the guest [version lupin III 2.4M] [paroles]
the host [version lupin III 1.9M] [paroles]
popsy [version lupin III 1.5M] [paroles]
suramerica [version lupin III 3.9M] [paroles]
in pouleti veritas [version lupin III 3.2M] [paroles]
bla bla bla [version lupin III 4.0M] [paroles]
hi! mrs j. (1) [version lupin III 1.5M] [paroles]
un radar nu [version lupin III 2.5M] [paroles]
the norm [version lupin III 3.5M] [paroles]


Downloads sombrero :
Le répertoire de sombrero [pdf]
La pochette originale de l'album [pdf]
Le dos de la pochette [pdf]
Fond d'écran 1
Fond d'écran 2


Photos sombrero :

 



LA BIOGRAPHIE DU GROUPE QUI REVOLUTIONNA LA POWER-POP-PUNK-ROCK A LA FRANCAISE !!!

Nous sommes en 1996, au Lycée Simone Signoret de la sympathique petite bourgade seine et marnaise de Vaux-le-Pénil. 

Deux groupes de rock se tirent la bourre au bahut : FMR, tendance pop à la Oasis, et Emptiness, au style beaucoup plus burné. Dans le premier, un chanteur se fait déjà remarquer pour son talent derrière le micro : c’est Garenne, qui est aussi un musicien déjà plutôt confirmé puisqu’il pratique notamment l’accordéon depuis sa plus tendre enfance. Dans le deuxième, c’est la section rythmique qui tire particulièrement son épingle du jeu : Saba à la basse nous gratifie déjà de l’urgence punk dont il a le secret, tandis que Noël à la batterie donne le ton et la cadence avec une belle application. 

Dans son coin, Hannoun gratouille depuis quelques mois sa gratte pourrie qu’il a redécouvert après des années de jachère. Son pote Garenne lui a montré quelques rudiments guitaristiques qui lui permettent alors de pouvoir enchaîner jusqu’à deux accords de suite ! (Souvenons-nous de l’époustouflant Anarchie en France, qui avait déjà éclos avec la collaboration de Loak au cours de quelque soirée alcoolisée de Première…). C’est à cette époque que sont écrits des morceaux comme Mona Lisa (qui finalement ne sera jamais jouée par sombrero…) ou Night Crawling (dont tout le monde connaît la destinée de tube). 

Ce sont la rentrée de septembre et la Terminale qui pointent le bout de leur nez, et ça commence déjà à sentir un peu le foin dans les groupes du lycée. Comme un signe avant-coureur, FMR refuse de jouer un morceau que Garenne vient de composer : le blackien Martin Poor, qui connaîtra son heure de gloire un peu plus tard. C’est pratiquement le glas qui sonne la fin de la collaboration entre le musicien et FMR. 

Dans le même temps, l’idée de monter un groupe titille de plus en plus Hannoun, qui rêve d’entendre ses morceaux orchestrés dignement ; il sait aussi combien la présence d’un vrai musicos comme Garenne est indispensable dans une telle entreprise. Rappelons qu’à ce moment, Hannoun ne sait toujours pas s’il saura un jour exécuter un accord barré… 

Garenne et Hannoun font alors quelques sessions à deux grattes, travaillent deux, trois bouts de morceaux. Ils ne vont plus tarder à œuvrer au point final de la formation du groupe : le débauchage de Saba et Noël d’Emptiness. L’unité n’est pas forcément au mieux dans ce dernier. Pourtant, au moment de la proposition de monter un groupe avec Hannoun comme guitariste, on peut lire à la fois l’étonnement et le sourire sur les visages des deux compères. Mais ce sont des potes. Nous convenons de nous retrouver chez Saba un vendredi soir d’octobre ou de novembre. sombrero naît de cette soirée. 

Premiers échanges concrets ensemble, premières ébauches de chansons, premier incrustage sur la bande passante d’une cassette usagée. Cette fameuse session est baptisée « Zapata Session » ; ajoutez à cela la présence fortuite ou non d’un ou deux vieux chapeaux mexicains, et vous obtenez l’origine du nom du groupe : sombrero ne fait donc pas référence aux Sombres héros de l’amer de Noir Désir, pourtant influence ouvertement revendiquée de la nouvelle bande de jeunes. Night Crawling apparaît rapidement comme un squelette prometteur ; d’ailleurs, Saba y colle rapidement sa voix, se l’approprie adroitement pour commencer à façonner ce futur classique du répertoire, que Garenne orne d’un riff entêtant. 

La fête de Noël du Lycée ne va plus tarder et les progrès du groupe restent à prouver. L’événement peut constituer une aubaine pour mettre en branle une certaine dynamique, même si Hannoun n’a toujours pas de guitare électrique et que de toute façon il ne sait pas encore trop en jouer. En cette journée de la fin décembre 1996, sombrero réalise quand même sa première prestation scénique dans la salle polyvalente du Lycée Simone Signoret, qui restera certainement plus dans les anus que dans les annales… Le groupe s’exécute en première partie d’un FMR qui a d’ailleurs aussi racollé des éléments de feu Emptiness pour persister (et qui a sollicité la collaboration de Hannoun pour le texte de Stereotypes, leur meilleur morceau bien entendu…). Avec un son pitoyable (réglé pendant le concert par FMR…), nos quatre garçons dans le vent, parés de couvre-chefs ridicules, balbutient deux, trois premières compos et une poignée de Noir Des devant quelques dizaines de lycéens courageux. Mais il fallait bien se jeter à l’eau, et de toute façon ça tombe bien, sombrero n’a pas peur du ridicule… 

Cela étant, les mois suivants, sombrero reste un peu en stand-by, la préparation du Bac aidant. Tout de même, cela n’empêche pas les trois voix du groupe de continuer à élaborer des argiles de morceaux qui ne demanderont qu’à être modelées explosivement par la suite. La vraie reprise en main intervient en juillet 1997. Les quatre amis ont décidé d’aller passer deux semaines en Irlande, et ce séjour va s’avérer à la fois envoûtant et émulateur. Le départ se fait dans l’euphorie : tout le monde est fraîchement bachelier, et surtout Noël et Saba qui sont allés arracher leur sésame la veille seulement ! En plus de triper sur tout ce qui fait la belle Erin, sombrero se resserre et compose ensemble le titre référence qu’est le rageur Suramerica. La dynamique est vraiment lancée. 

L’activité du groupe est intense l’année qui suit, certes beaucoup plus concernant les répétitions que les concerts (ces derniers seront finalement au nombre de deux : au Centre Culturel de Melun, puis au troquet l’Aquarium à Vaux-le-Pénil, en compagnie des potes d’Acid Queen et de Ten Kilos Of Free Mustard). sombrero a élu domicile chez la grand-mère de Saba pour se livrer à ses bruyants samedis après-midi. Pendant de nombreux mois, rares seront les week-ends où le groupe manquera le rendez-vous rue des Lupins, du côté de Chartrettes. Ici sont concoctés tous les joyaux de la bande, et plusieurs enregistrements sont réalisés à l’aide du quatre-pistes de Saba : Lupin I le 22 novembre 1997, Lupin II le 6 décembre 1997, et Lupin III le 1er mai 1998, qui constitue quasiment une anthologie à lui tout seul (23 titres pour près d’une heure dix d’une délectable orgie noisy !). 

L’audience du groupe s’étend. Le tout Melun et ses environs a vent de ce talent qui émerge, qui vient révolutionner la power-pop-punk-rock à la française à coups de mélodies imparables, d’énergie jouissive et de textes d’une profondeur et d’une finesse rares. Les attentes de fans de plus en plus nombreux se font pressantes, et sombrero décide d’enregistrer un e.p. sur un support d’un peu moins mauvaise facture que d’habitude. Objet Curieux dans un Cabinet d’Amateur est mis en boite et mixé au Hum Studio de Vaux-le-Pénil au début du mois de Juillet 1998, alors que la France s’apprête à gagner la Coupe du monde de foot. Les titres qui y figurent mettent en lumière l’éclectisme du groupe, mais le choix a été cornélien : Prolétaire, Hi Mrs J.!, Auréole, Night Crawling, The Norm, Elisa en Asile, La Niña et un Martin Poor un peu caché sont les heureux élus. Près d’une cinquantaine de copies est presque immédiatement écoulée et l’on entend un peu partout les refrains sombreroesques entonnés à tu-tête ! 

De timides tentatives sont entreprises afin de faire connaître l’opus auprès de quelques labels, et notamment Boucherie Productions. La réponse des amis du gros Lazaro est cinglante : « Il manque un petit quelque chose… ». 

Pas sûr, mais le fait est qu’à partir de là sombrero périclite doucement, chacun des membres étant happé par ses propres activités, et parfois aussi par d’autres aspirations et même peut-être un peu par la peur de déjà commencer à tourner en rond… sombrero devait jouer une ultime fois en novembre 1998 pour l’inauguration de la rampe de skate de Vaux-le-Pénil, mais l’événement est reporté à une date à laquelle le groupe ne sera plus. 

Aujourd’hui, les chansons de sombrero ne résonnent plus trop chez les fans de la première heure puisque leur version d’Objet Curieux dans un Cabinet d’Amateur est gravé sur un cd pourri qu’il est impossible de lire encore. La mise en ligne des morceaux sur cette page  d’orava.com (qui au moment de la rédaction de cette bio ne reste qu’hypothétique…) représente ainsi une forme de renaissance et offre une belle opportunité de redécouvrir un groupe qui aurait mérité la reconnaissance internationale. 

Mais celle-ci n’est pas encore tout à fait perdue. Il paraît que tous les grands groupes se reforment un jour où un autre…



© 2004 orava records